Choisir un·e psychologue

Comment choisir quelqu’un·e qui me correspond ?

La consultation avec un·e professionnel·le de soin est avant tout une relation de confiance. Il est donc primordial de se sentir à l’aise avec ce·tte professionnel·le qui ne doit en aucun cas vous juger. Si sa façon d’être ne vous correspond pas ou si vous avez du mal à lui faire confiance, il ne faut pas hésiter à consulter une autre personne.

Avant de choisir un·e professionnel·le, il est important de se renseigner sur ses compétences afin de s’assurer de la qualité de la prise en charge.

Il existe plusieurs professions du soin psychique, qui sont toutes complémentaires. Parmi celles-ci, 3 sont des titres protégés et encadrés par un code déontologique. Cela signifie qu’il est plus facile de vérifier leur formation (si vous n’avez pas connaissance de leur numéro ADELI, prouvant l’obtention de leur diplôme, n’hésitez pas à leur demander) et que ces professionnel·x·les ont des devoirs envers vous à respecter.

Choisir un·e psychologue

Psychologue

On choisi un·e psychologue quand on a besoin d’être écouté de façon bienveillante, de comprendre son fonctionnement psychique, ses émotions, ses comportements ou ses relations, ou d’avoir un accompagnement psychothérapeutique face à une souffrance. On choisi également un·e psychologue lorsque l’on a besoin de passer des tests psychométriques et/ou de personnalité.

La psychologie est une discipline aussi vaste qu’il y a de facettes chez l’être humain. Aussi on choisi sa·on psychologue en fonction de sa spécialisation : les violences (agressions sexuelles, violences conjugales, harcèlement, etc.) la santé (psychopathologie, addictions, oncologie, etc.), l’éducation (troubles du développement ou du sommeil, orientation scolaire, etc.), la neurodiversité (autisme, TDAH, etc.), la justice (ASE, prison, etc.) ou encore l’emploi (recrutement, bilans de compétences, etc.)

On choisi ensuite sa manière de travailler. Nous sommes parfois plus à l’aise avec certaines méthodes comme la parole libre, l’utilisation de supports (l’art, des tests, etc.), des exercices concrets…

choisir un·e psychiatre

Psychiatre

On choisi un·e psychiatre lorsque l’on a besoin d’un·e médecin spécialisé·e dans la santé mentale.

Son travail consiste à prescrire des examens et évaluations dans le but d’établir un diagnostic.

Suite à ce diagnostic, la·e psychiatre pourra prescrire un traitement médicamenteux (antidépresseurs, anxiolytiques, neuroleptiques, etc.), une psychothérapie ou encore une hospitalisation si besoin.

choisir un·e psychothérapeute

Psychothérapeute

Les psychothérapeutes sont des psychologues ou des psychiatres qui pratiquent la psychothérapie. On choisi une psychothérapie en fonction de ses besoins et affinités :

• Thérapies systémiques : ce sont des thérapies centrées sur les interactions de groupe et sur les modifications qu’une personne amène à tout l’ensemble du groupe et vice versa. Ce sont des thérapies que l’on peut choisir quand on a des problèmes familiaux ou conjugaux mais aussi lorsque l’on veut participer à des groupes de paroles.

• Thérapies comportementales : ce sont des thérapies brèves qui aident à atténuer un symptôme. Des exercices basés sur les pensées et les apprentissages sont effectués avec l’aide du thérapeute. On peut choisir ces thérapies pour des problèmes de TOC ou de phobies par exemple.

• Art-thérapies : ce sont des thérapies que l’on peut choisir quand on ne se sent pas très à l’aise avec la parole ou si l’on a une affinité particulière avec un outil (musique, peinture, théâtre, animal, etc.).

• Techniques de relaxation : ce sont des thérapies souvent centrées sur le corps. On peut choisir ces thérapies lorsque l’on souffre de stress ou d’anxiété par exemple.

• Thérapies psychanalytiques : ce sont des thérapies longues qui visent à investiguer l’inconscient via des associations libres de pensée pour trouver un équilibre psychique. On choisi ces thérapies lorsque l’on est à l’aise avec le silence et que l’on veut comprendre nos fonctionnements inconscients.

Attention

Toutes les autres appellations (psychanalyste, psychopraticien·ne, thérapeute, coach, etc.) ne sont pas réglementées ou contrôlées. Cela signifie qu’il n’y a aucune réglementation légale à respecter de leur part. Il est alors encore plus important de vérifier les formations : il est nécessaire d’avoir une formation longue (au minimum 5 ans) et des stages pour devenir spécialiste de la santé mentale.


Le plus important à retenir, c’est que le mieux-être est principalement expliqué par la relation avec votre psychologue, au delà des outils ou thérapies pratiquées. Faites vous confiance, vous seul·e pouvez estimer de ce qui vous aide.